VERDON «Tom et je ris» 05/10/2008
Sans doute la plus belle colonnette de la planète, 55 mètres de ligne au cœur des gorges du Verdon.
Pour s’y rendre, la difficulté est de trouver le haut de la voie avec très peu de repère, en passant par le haut plateau.
Prévoir une journée de randonnée pour les moins chanceux, 1 heure pour les experts, ensuite il faut garder le cœur bien accroché et s’imposer face à la verticalité ambiante afin de poser la corde statique et les 20 dégaines.
Le relai, n’étant pas très confortable, je décide de ne pas trainer et d’essayer les premiers mouvements à froid. Me voilà parti dans cette magnifique longueur avec comme objectif la réalisation des sections point par point.
Au-delà de ces objectifs, je me retrouve à la fin du 1er « crux » au niveau d’un repos. A cet endroit, j’étais un peu plus échauffé, mes sensations étaient correctes, je décide donc de tenter l’ascension dès cette première montée tout en retirant la corde statique qui était clippée 1 point sur 2.
Pour l’anecdote, vers les 2/3 de la ligne, il y a un changement de colonnette, je me suis mis dans l’impasse, en fait j’étais monté 4 mètres trop haut, j’ai du désescalader, histoire de rajouter un peu de longueur.
Tom et je ris est entrecoupée de « crux » et de repos, ce qui rend la ligne accessible aux amoureux de la continuité. 1 heure d’efforts plus tard, je clippe le relai complètement déshydraté faute de ne pas pouvoir consommer l’eau non potable prise à l’arrache sur la route.
Quelques semaines plus tard, j’y suis retourné pour réaliser quelques images photos avec Sam Bié et vidéos avec Rémy, responsable d’une jeune boite de production professionnelle qui aime particulièrement le milieu vertical : GFilm
Grâce à eux, cette merveille de la grimpe fera partie d’un des thèmes du Clubs Tour 2008.
Pour découvrir l’intégralité des images vidéo, vous pouvez consulter le planning du Clubs Tour et venir faire la fête sur une des dates !
Photo : Sam Bié
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PALAIS à Gogo 17/06/2008
Depuis plusieurs mois, ma motivation s’articule autour des voyages, avec les ouvertures de voies en Inde, la découverte des fissures aux Etats-Unis et le reste du temps en montagne.
Cette diversité m’a apporté une véritable source d’inspiration pour m’activer en falaise.
Faute de météo potable, j’en ai profité pour me planifier un paquet de séances de continuité et de résistance sur le mur de Reims et mon pan avant de me rendre à Nice, ma région favorite.
Le nouveau spot people en condition de début juin était le Palais, j’en ai profité pour réaliser mon dernier projet nommé Gogo, un 8c naturel très court qui demande beaucoup de précision, de gainage et de la tenue de prise. Un plaisir de taper des runs poussés par l’ambiance locale et assuré pas Enzo, le petit jeune qui fait du 8 à chaque séance !
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YOSEMITE 1/05/2008
Le parc du Yosemite, celui de l’autre dimension, le paradis du trottoir en granite de plusieurs centaines de mètres alliant une quantité de voies d’artif et sportives, tel l’effrayant mur d’El Capitan dominant le parc national de ses 910 mètres de verticalité avec le prestigieux Half Dome.
Effrayant par son immensité, sa splendeur, sa raideur, la difficulté à évaluer son ampleur ainsi que ses itinéraires charismatiques.
Avec Guillaume et Romain, notre volonté d’apprendre le style si particulier de l’escalade sur fissures, notamment à Indian Creek et à Zion avait pour objectif d’être à la hauteur de l’ascension d’un big wall à El Capitan avec une majorité d’escalade en libre.
Nous arrivons au Camp 4 : le camping des « Rangers » ; en pleine réflexion et recherche d’informations, nous décidons de nous activer pour « Freerider » (voie en commun avec Salathe Wall).
Les premières difficultés ont été les préparatifs : l’estimation du nombre de jours, l’équipement nécessaire, les vivres… ; soit, une petite journée pour organiser la course et compacter le bazar dans nos deux sacs de hissage.
Le premier jour dans « Freerider », la majeure partie des grimpeurs réalise les 13 premières longueurs diagonales, sans les sacs de hissage grâce à de multiples cordes statiques qui permettent un retour rapide et vertical au sol.
Le lendemain matin, c’est le grand départ, avec la découverte du hissage de sacs de plus de 60 kg. Trois heures environ ont été nécessaires pour rejoindre le 13ème relais.
A peine essuyées les gouttes de sueurs, nous avions hâte de découvrir la 14ème longueur tant appréhendée par les grimpeurs.
Il s’agit de l’incontournable « Hollow Flake », c'est-à-dire une fissure très large. Je pars first sans oublier de clipper le seul point de protection, 10 mètres sur la droite afin de rejoindre en « Dülfer » le relais , 20 mètres au dessus de cet unique point (zippette interdite !).
En second, c’est la traversée pour rejoindre le Hollow Flake qui s’avère être engagée. Guillaume a des difficultés pour trouver les prises de pieds chauffées par le soleil et de ce fait, se prend un monstre pendule. Ne pouvant pas maitriser le sens de sa chute, sa jambe s’est introduite dans cette maudite fissure, stoppant brutalement son pendule !
Le freeride dans « Freerider » se résume par une fracture du Fibular qui nous oblige à intervenir à près de 300 mètres. Une heure trente pour rejoindre le sol accompagnés des sacs de hissage. Dès l’arrivée de Guillaume sur la terre ferme, 2 américains ont contacté le service de secours du Yosemite.
Dans l’attente du rapatriement de Guillaume en France via San Francisco en limousine avec chauffeur antipathique, Romain et moi-même profitons de ces journées mortes afin de réaliser les blocs prestigieux du Yosemite : notamment « Midnight Lighting »
Puis la fin du voyage s’annonce pour Romain, histoire d’arriver à temps aux Championnats de France en espérant une sélection pour certaines étapes de coupe du monde. Malgré ses excellents résultats lors des précédentes compètes et au niveau du classement national, Romain n’a pas choisi les bons potes pour prétendre à une sélection.
Me trouvant tellement bien dans le Yosemite, au pied d’El Capitan, je décide de rester une semaine supplémentaire. Suite à l’accident dans Freerider, ma motivation est au maximum.
Au camp 4, il est assez facile de trouver des compagnons de cordée à la journée, mais c’est un peu moins évident pour un big wall en moins d’une semaine.
Par hasard, je retrouve les 2 américains qui nous ont aidés quelques jours plus tôt à harmoniser l’intervention des secours. Ces 2 américains, Ryan et Jeff, ont comme objectif « The Nose ». Ryan, le plus expérimenté, avait entendu que je cherchais des grimpeurs pour El Capitan. Le contact se crée facilement au Camp 4 ; aussi, il me propose sans hésitation de me joindre à sa cordée.
Quelques heures de préparation et me voilà reparti pour l’aventure américaine dans ce gigantesque mur granitique, sans connaître le niveau de Ryan et Jeff.
Afin d’assurer la sécurité, je pars en tête dans les premières longueurs histoire d’avancer au maximum le premier jour. Mais dès la 6ème longueur, je sens mes 2 acolytes assez fatigués, dépourvus d’expérience concernant la gestion du matériel et le hissage des sacs. Il faudra donc assumer la difficulté de grimper un maximum en libre durant les 3 jours d’ascension prévus.
A ce moment, « The Nose » repose en partie sur mon expérience. Je réalise donc les 34 longueurs en tête, soit plus de 1000 mètres d’escalade en libre à l’exception du traditionnel plafond (trop humide) ainsi que 2 autres petites sessions.
Malgré la fatigue accumulée en grimpant l’intégralité de ces longueurs en leader fixe accompagné du poids des 3 cordes et des 20 friends, sans négliger la sécurité des seconds, l’expérience de la course est très enrichissante.
Deux jours et quelques heures pour atteindre le sommet sous un soleil de plomb pour avoir le privilège de vivre l’ascension d’une voie digne d’un monument historique.
Trois heures de descente à pied, un apéro, une douche volée au Curry village, une bonne pizza américaine et nous voilà tout neufs.
Lors du hissage musclé des sacs, une mauvaise bouteille d’eau américaine s’est déversée sur mon caméscope. Heureusement les petits numériques me permettent de sélectionner quelques clichés palpitants.
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Dans mon sac de hissage (1 personne) ?
- 10 litres d’eau
- Un petit tapis et un sac de couchage
- Des carlines
- Une veste chaude en WindStopper
- Des céréales avec du lait pour le matin
- Un morceau de fromage et 8 tranches de pain pour le soir
- Environ une dizaine de barres énergétiques
- Un bonnet
- Les shit bags
- Un caméscope
Il faut quoi comme matos?
- Double jeux de Friends (Camalots Black Diamond) sans les plus gros modèles
- Une douzaine de sangles dont une majeure partie utilisée comme dégaines
- Deux sangles de type dizzy chaine par personne.
- Deux poignés avec pédales – une poulie bloqueur
- Une vingtaine de mousquetons à vis
- Deux cordes statiques de 60 mètres
- Une corde de rappel 2x60 mètres (Ice line Beal 8.1mm)
- Un casque
Et sur toi ?
- Un pantalon et une veste light en WindStopper
- Un tee-shirt manches longues
- Une paire d’Anasazi velcro Five Ten
- Une paire de gants
- Une paire de chaussures
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ZION 1/05/2008
Pour continuer notre voyage sur le terrain des fissures, avec Romain, Guillaume et Martina, nous avons choisi de nous rendre à Zion sans négliger les escales touristiques à « Delicat arch » et à « Brice Canyon ».
Zion est un parc national très visité pour ces impressionnantes parois de grès. Les grimpeurs ont plus pour habitude de ne pas pratiquer le libre, d’où la difficulté de trouver plusieurs sources d’informations et un topo sur les voies sportives.
Néanmoins, il y a un centre d’information touristique qui met à disposition des topos manuscrits.
Au même instant, un grimpeur local nous a interpellé afin de nous indiquer précisément les plus beaux itinéraires ainsi que le matériel nécessaire. Quelle chance !
Le lendemain, nous avons défini 2 cordés, Martina/Romain dans « Shune’s Buttress » et Guillaume/Alex dans « Monkey Finger »
Ces voies 100% fissures sont protégeables uniquement par Friends et disposent de relais. Pour s’y rendre, il suffit simplement de prendre une navette gratuite et de marcher quelques minutes.
Avec Guillaume nous avons choisi la plus engagé « Monkey Finger » (8 longueurs). Après cette petite période d’adaptation à Indian Creek, nous avons eu d’excellentes sensations pour réaliser ses 250 mètres de fissures.
Au même moment, Martina et Romain ont eu des difficultés à trouver le départ de « Shunes’s Buttress », de ce fait, ils ont décidé de reporter l’ascension au lendemain.
L’occasion de grimper tous ensemble et de partager ces 5 grandes longueurs dont une en Offwidth (large) et une résistante en plein gaz. Un vrai voyage !
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INDIAN CREEK 24/04/2008
Depuis plusieurs années nous rêvions d'aller nous frotter aux fissures américaines.
Avec Romain Pagnoux, nous avons décidé de passer à l’action en nous organisant un petit périple à Indian Creek, Zion et là où le vent américain nous portera.
Quelques jours après le départ, Guillaume, un ami de Romain, étant sur la même longueur d'onde, à savoir aucune prétention mais une grosse excitation à découvrir le style d'escalade américain, nous a rejoint à Salt Lake City.
Aussitôt le 4x4 automatique pris en main, nous partons en direction de Moab, le coca et les burgers à la main. Quatre heures de ligne droite avant de nous faire doubler par le sommeil : de ce fait nous décidons de squatter un parking à quelques miles de Moab.
Le lendemain matin, nous partons à la recherche d’informations et de topos sur la région de l'Utha. Au même moment, je reçois un texto inattendu de Martina Cufar.
Elle me Dit : « Je suis à Moab, j’ai appris par www.Kairn.com que tu venais aux USA et je cherche des grimpeurs motivés pour Indian Creek ».
En fin de matinée, nous nous sommes retrouvés dans la maison d’un grimpeur local afin de compacter les sacs dans le coffre du 4x4 en imaginant nos premières fissures.
Une heure de transport avant de découvrir une impressionnante quantité de cailloux.
Nous avons passé quatre jours dans les différents secteurs, les premières longueurs se sont avérées extrêmes. Comment tenir ces foutus fissures ? Au fur et à mesure nous nous sommes adaptés aux largeurs des fissures et ainsi effectuer les techniques de verrou efficaces en fonction de la configuration.
Se retrouver avec Martina dans un univers nouveau après le partage de nombreuses victoires en Coupe du Monde me laisse percevoir un certain retour aux valeurs !
De retour à Moab, nous refaisons un point concernant la seconde partie de notre Trip : Zion. Nous avons comme objectif de réaliser des grandes voies dans le même état d’esprit qu’à Indian Creek. Nous allons devoir nous battre !
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BUOUX « La Mission » en tournage 20/10/2007
GFilm est une jeune équipe de production qui se lance dans la réalisation de clips-vidéos sportifs et notamment dans l’outoor (VTT, ski, escalade). Pour ses premiers pas en escalade, elle a choisi d’organiser un concours ouvert aux jeunes grimpeurs que je n’ai pas hésité à parrainer.
Objectif : valoriser un grimpeur qui remportera le premier prix en produisant un clip sur l’une de ses plus belles réalisations.
En tant que parrain, j’ai choisi une magnifique ligne bombée à 80 mètres du sol sur la falaise de Buoux pour présenter le concept. C’est à la Terrasse du Spectre que toute l’équipe s’est installée avec le matériel de tournage pour deux jours intensifs qui se termineront par une tempête de neige ! En plein tournage, je réalise la croix de « La Mission » dans un froid glacial !!!
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PEILLON 12/10/2007
La gigantesque grotte de Peillon est le spot idéal en mi-saison, une orientation sud-est et un calme absolu grâce aux 25 minutes de marche d’approche.
L’ambiance entre les grimpeurs locaux permet de passer des journées mémorables et de faire des runs poussés par les assemblées d’encouragement.
Après mettre mis « A l’envers à l’endroit » 8a+ à vue dans les bras, je suis allé clipper la chaîne « Rue Gamma » en 8C.
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PALAIS 4/10/2007
Les Marches du Palais est un petit spot d’une dizaine de lignes entre 7a et 8b+.
Il m’a fallu deux après-midi pour venir à bout des voies de très hautes qualités tout en profitant du soleil et de l’imprenable vue mer.
Je trouve ce petit secteur incontournable.
Résultat des courses :
La première à vue de « Nosferatu » 8a+
Et le « Dernier jour de Démocratie » 8b+,
Article et photos à voir ici : Nice Climb
Photo : Philippe Maurel
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PUNT X 16/08/2007
L'été dernier, Cedric Lo Piccolo imaginait une ligne dans les gorges du Loup, entre "7pmJPshow" et "HotChili", une ligne épurée et complète dans le registre de la gestuelle grimpesque : "PuntX"
Cedric Lo Piccolo a eu la gentillesse de me laisser tenter ma chance dans sa
ligne. Entre deux encadrements canyon, je montais régulièrement y faire des
runs et la semaine dernière j'ai réussi à faire la croix.
Pour la cotation, je laisse le soin aux répétiteurs et aux spécialistes d'en
donner une mais j'estime qu'il s'agit de la ligne la plus dure du secteur.
Les photos par Phil et l'historique de la ligne par Cédric sur : Nice Climb
Photo : Philippe Maurel
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